Colloque sentimental

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Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l’heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l’on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.

–Te souvient-il de notre extase ancienne ?
–Pourquoi voulez-vous donc qu’il m’en souvienne ?

–Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois tu mon âme en rêve? –Non.

–Ah! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches! –C’est possible.

Qu’il était bleu, le ciel, et grand l’espoir !
–L’espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

Paul Verlaine

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5 réponses à “Colloque sentimental

  1. Paul Verlaine n’avait pas son pareil pour écrire des poèmes!! si beaux qu’il ont été presque tous mis en chansons!!
    et j’ai écouté avec plaisir cette jolie mélodie portugaise il me semble bien!!
    Je sais maintenant où tu te situes !! et je pense que le beau temps est arrivé chez toi à présent
    ici il a fait 30° aujourdhui trop brutal!! nous ne sommes pas habitués!!
    Gros bisous ma Nanda et bonne fin de semaine!!


  2. ———————–BONJOUR MA SUPER SYMPA NANDA
    ———————–Très joli ton billet et ce texte de Verlaine.
    ——————-Merci pour tos nos échanges partagés et amitiés
    ———————–Je te souhaite un très bon week-end
    ————-Il est 7H du mat et le soleil brille déjà à Nice nous danserons
    ———————–donc sur la plage aujourd’hui si tu veux.
    ——————————Gros bisous de l’Ami du sud.

  3. L’isolement
    Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
    Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
    Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
    Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

    Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
    Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
    Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
    Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

    Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
    Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
    Et le char vaporeux de la reine des ombres
    Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

    Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
    Un son religieux se répand dans les airs :
    Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
    Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

    Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
    N’éprouve devant eux ni charme ni transports ;
    Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante
    Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

    De colline en colline en vain portant ma vue,
    Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
    Je parcours tous les points de l’immense étendue,
    Et je dis :  » Nulle part le bonheur ne m’attend.  »

    Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
    Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
    Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
    Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

    Que le tour du soleil ou commence ou s’achève,
    D’un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
    En un ciel sombre ou pur qu’il se couche ou se lève,
    Qu’importe le soleil ? Je n’attends rien des jours.

    Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
    Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
    Je ne désire rien de tout ce qu’il éclaire;
    Je ne demande rien à l’immense univers.

    Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
    Lieux où le vrai soleil éclaire d’autres cieux,
    Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
    Ce que j’ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

    Là, je m’enivrerais à la source où j’aspire ;
    Là, je retrouverais et l’espoir et l’amour,
    Et ce bien idéal que toute âme désire,
    Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour !

    Que ne puîs-je, porté sur le char de l’Aurore,
    Vague objet de mes vœux, m’élancer jusqu’à toi !
    Sur la terre d’exil pourquoi resté-je encore ?
    Il n’est rien de commun entre la terre et moi.

    Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
    Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ;
    Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
    Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !
    (Alphonse de LAMARTINE)

    Douce journée et Bisous pour toi, mon amie Nanda.

  4. Merci Ma tite Nanda pour ses beaux vers de Verlaine qui n’a pas son pareil pour parler d’amour , gros bisous ma douce et merci de tes gentils mots sur billet , passe un très bon week end , nous Samedi grand barbecue j’éspére soleil car nous serons 26 😆 bonne nuit ma belle !

  5. très joli billet bisouilles bisouilles ma tite nanda et bon vendredi

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