LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES

Image du Blog nandaneves.centerblog.net

 

 

Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l’année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n’avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu’elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu’elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s’enfuyait emportant en riant l’une des pantoufles; l’autre avait été entièrement écrasée.
Voilà la malheureuse enfant n’ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s’arrêtait pour considérer l’air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n’avait pas encore vendu un seul paquet d’allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.
Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l’oie, qu’on rôtissait pour le festin du soir: c’était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.
Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d’allumettes, l’enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l’une dépassait un peu l’autre. Harassée, elle s’y assied et s’y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu’avant et cependant elle n’ose rentrer chez elle. Elle n’y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L’enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C’est ce qu’elle fit. Quelle flamme merveilleuse c’était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu’elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d’ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s’éteignit brusquement: le poêle disparut, et l’enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.
Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d’une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s’étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s’éteint.
L’enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d’un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l’allumette s’éteint. L’arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu.
«Voilà quelqu’un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l’avait aimée et chérie, et qui était morte il n’y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu’on voit une étoile qui file, d’un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l’enfant, se tenait la vieille grand-mère.
– Grand-mère, s’écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l’allumette sera éteinte: tu t’évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d’oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.
Et l’enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n’y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c’était devant le trône de Dieu.
Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l’encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d’autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d’un paquet d’allumettes.
– Quelle sottise ! dit un sans-cœur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D’autres versèrent des larmes sur l’enfant; c’est qu’ils ne savaient pas toutes les belles choses qu’elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c’est qu’ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.  Conte d’Andersen
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8 réponses à “LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES

  1. Ici, un joli conte d’Andersen, très bien illustré !
    Affectueuses pensées d’Auvergne pour toi et pour tous ceux qui te sont proches.
    Je te souhaite une belle journée ; chez nous, le ciel est couvert et le temps est pluvieux. Il va falloir s’en contenter… Dommage !!!
    Gros bisous pour toi mon amie Nanda.

  2. Petit coucou Nanda ,bien sur Noel que Nanda est trés jolie , sans aucun doute
    beaucoup de jolies femmes sur cesite et elles le valaient bien

    Beau conte a lire et relire car tellement beau je comprend que en bossant
    pas trop le temps au blog moi ça m’arrive de pas venir aussi
    comme hier et aujourd’hui je bosse chez moi un projet délicat juste délai !!
    commec’est comme ça on compte pas les heure c’est ça le graphiste et dessinateur,mais que de satisfactrion
    bon courage et bon sejour au Portugal big bisous mon amie
    http://www.hiboox.fr/go/images/image-perso/joyeux-noel,8bf9736ec34478ea210d337427e1cb44.jpg.html

  3. Merci pour ta créa, je l’ai récupérée.
    Il me faisait toujours pleurer ce conte quand j’étais enfant.
    Bisous et bon dimanche.

  4. *KiKou ma Gentille Nanda*
    >>>>>>>>>>>>>>>>Très joli ce compte…Bravo
    Bon Glas…Glas…
    Il commence a faire froid…
    …J’ai tricoté des ptits bas de laine pour toi…
    …Tu aura plus chaud.
    Je les déposent sous ton sapin.

    Mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
    Bisoussssssss Amitié Bon dimanche et encore Bonne fêtes.
    *Jean-Pierre qui tricote blue…Lol…Lol…*

    ****************************************

  5. je regarde svt tes creas…quel talent..tout est fais a ton image..elegante femme
    bizzzzz

  6. coucou ma beauté NANDA
    une trace indelebile qui restera car ton passage me fais enormement plaisir ..mercci
    je te souhaite de bonnes vacances en famille au PORTUGAL..
    moi je recois des parisiens en famille aussi
    bisous mon amie
    NONO qui ne t’oublies pas

  7. chere nanda,tu as mis le meme conte que kikoonette!!mais c’est bien!!je l’ai lu petite!!passe de bonnes fetes et bisous

  8. eh! oui bien joli conte merci nada pour ta magnifique créa elle sortira en billet dimanche matin le samedi c’est le jour des récompenses!
    ici sa souffle encore beaucoup ça c’était arrêté cette aprem mais là ça a repris moi au 15eme étage c’est impressionnant la tour bougeet comme mon appart est en coin j’ai des retours de vent alors dans les volets roulant je te dit pas
    bon je te souhaite un bon week-end et te fais une grosse bise

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